Rome n'en pouvait plus: revenir à la maison avec le visage noir après à peine trois heures en scooter ou devoir imaginer de porter un masque pour ne pas respirer les rejets d'échappement avait fait réagir les Romains en leur faisant demander à la mairie de Rome de faire installer des instruments de mesure des poussières toxiques présentes dans l'air. La réponse n'avait pas tardé et quelques outils avaient été posés aux principaux croisements stratégiques du centre de Rome, avec des résultats désastreux: la Ville Eternelle avait grandement besoin elle aussi de son petit "Congrès de Kyoto".
Cela se passait il y a presque deux ans et la condition de Rome empirait de mois en mois, avec moindre réaction de la part des institutions citoyennes. Finalement hier quelque chose a bougé, peut etre pour respecter ce tourisme de chaque jour qui fait notre ville une des plus visitées au monde, mais naturellement ce qui a fait opter pour cette solution c'est aussi de préserver les chefs d'oeuvre de presque deux mille ans que nous avons éparpillés dans toute la ville (pour faire un exemple l'Arche de Constantin qui se trouve collée au Colisée, et ils ne sont pas exactement très petits: dans ce cas mieux vaut prévenir que guérir, et vu qu'ils y étaient, pourquoi ne pas le faire pour tous les monuments de Rome).
La décision a donc été prise: à partir du 10 Janvier 2008 les voitures ne pourront circuler dans l'anneau principal de la ville (qui comprend le centre ville et un petit espace autour) qu'avec le système d'alternance des plaques d'immatriculation et cela tous les jours un jour sur deux sept heures par jour. Ce sera une période "d'évaluation" de six mois et si cette stratégie devait fonctionner, elle sera adoptée de façon continuative pour une autre période de trois ans.
Un très bon coup de pouce pour la sauvegarde de nos vestiges et pour une meilleure condition des poumons de nous tous et des visiteurs de cette magnifique exposition muséale sous les yeux de tout le monde qui méritait sans aucun doute une récompense pareille.





